À la pointe ouest de Porquerolles, la plage blanche du Langoustier déploie près de 500 mètres de sable clair face à une mer abritée du vent et de la houle. Elle se cache à 4,5 kilomètres du village, au bout d’une piste qui décourage les visiteurs pressés et récompense les autres d’une eau turquoise aux fonds peu profonds. Ni parking minute ni paillote en vue : seulement le silence du Parc national de Port-Cros et l’impression d’avoir trouvé un bout de côte oublié.
Une plage qui ne se donne pas : elle se mérite au bout d’une piste, loin des foules et des paillotes.
Une plage sauvage à la pointe ouest de Porquerolles
La plage occupe le côté nord de l’isthme du Langoustier, langue de terre qui referme l’île à son extrémité occidentale. Cette position la protège du vent d’est et calme la mer, un atout rare sur une île souvent balayée par le mistral. Les fonds peu profonds et limpides en font un terrain de jeu apprécié des amateurs de plongée en apnée, qui y observent posidonies et petits poissons sans s’éloigner du rivage. Le sable, clair et fin, tranche avec les criques rocheuses qui bordent le reste de la côte sud, à l’image de la calanque de l’Indienne, une autre crique préservée de Porquerolles.
Comment rejoindre la plage du Langoustier ?

Aucune route ne mène à la plage : le trajet se fait à pied ou à vélo depuis le port du village, seul point d’arrivée des bateaux. Comptez une heure et quart de marche sur un sentier au relief marqué ou trois quarts d’heure à vélo pour les mollets les plus solides. La piste traverse la forêt méditerranéenne avant de déboucher sur l’isthme, avec un parking à vélos aménagé à l’arrivée pour ceux qui poursuivent à pied jusqu’au sable. L’accès reste libre et gratuit toute l’année, sans réservation ni horaire imposé.
Quelques repères avant de partir :
- Distance depuis le village : environ 4,5 km de piste et de sentier
- À pied : près d’une heure et quart, sur un terrain vallonné
- À vélo : autour de 45 minutes, un parcours sportif plus qu’une balade tranquille
- Sur place : eau, chapeau et crème solaire indispensables, aucun commerce à proximité
Sable blond au nord, galets sombres au sud
De l’autre côté de l’isthme, la plage noire du Langoustier affiche un tout autre visage. Son sable mêlé de graviers doit sa teinte anthracite aux scories d’une ancienne usine de soude du XIXe siècle, dont l’activité a laissé une empreinte minérale toujours visible aujourd’hui. Plus confidentielle et à l’abri des regards, elle attire les amateurs de tranquillité quand la plage blanche accueille davantage de baigneurs en été. Les deux rivages partagent la même protection contre les vents et offrent deux ambiances à portée d’un changement de côté.
| Critère | Plage blanche du Langoustier | Plage noire du Langoustier |
|---|---|---|
| Orientation | Côté nord de l’isthme | Côté sud de l’isthme |
| Sable | Blanc et fin, environ 500 m | Mêlé de graviers sombres |
| Fréquentation | Recherchée, surtout l’été | Confidentielle, peu de visiteurs |
| Ambiance | Familiale, snorkeling | Isolée, propice au calme |
Quand profiter au mieux de la plage blanche du Langoustier ?
Le coucher de soleil transforme la plage en promontoire privilégié sur la rade d’Hyères, un moment que beaucoup de visiteurs réservent pour la fin de journée. Entre le 19 juin et le 20 septembre, la réglementation contre les incendies restreint l’accès aux massifs forestiers du Var certains jours à risque : se renseigner sur les conditions avant de partir en pleine chaleur estivale évite les mauvaises surprises.
À proximité, le fort du Grand Langoustier, tour pyramidale construite au XVIIe siècle et fermée au public, veille sur la baie, tandis que le Mas du Langoustier et son restaurant La Pinède proposent une étape gourmande pour les randonneurs qui prolongent la sortie.







